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Mes textes 2009-2010
Je prie pour elle

Prisonnière de ses pensées et croyances,
emmurés dans sa sombre solitude,
entourés de murs opaques et obscurs,
n'a plus d'intérêt pour cette vie,
elle souffre, ne se sent plus attirés par cette vie, sans espoir...
Elle a perdu le goût d'avancer, de vivre ainsi,
Ne voulant plus jouer le jeu de l'ego et des conventions sociales.
Elle aspire à sortir de ces souffrances, à en finir.

Elle aurait tant besoin de s'ouvrir à la vie, de se relier,
quelle force peut bien la pousser à se refermer et à s'isoler...
Son ego a referme son emprise, l'a coupé de toute lumière, et lui a faire perdre jusqu'au goût de vivre.
On la dit folle ou presque, c'est de la folie que de vivre ainsi..
Alors que sa santé serait encore bonne, son moral l'abondonne...
On la juge, la critique, elle ne veut pas, elle ne fait pas d'effort,
Pourquoi elle n'en sort-elle pas,
alors qu'il n'y aurait qu'un pas à faire,
qu'un rayon de lumière suffirait à lui faire voir que la porte est toujours ouverte.
Mais la triste réalité est que cette prison est vraiment hermétique,
qu'elle n'y peut rien, absolument rien, que nous n'y pouvons rien, sauf prier, peut-être...
Pourquoi tant de souffrance ?
Un mystère qui nous dépasse... seule la Vie sait..
Critiquer, ne pas accepter, c'est se placer au-dessus de Dieu.

Je la regarde, pris de compassion, devant tant de folie et de souffrances..
Je vois, qu'au fond, elle n'est pas si différentes de nous,
Nous qui sommes déjà contaminé par cette même folie
Ce n'est qu'une question de degré, d'intensité,
Une question de temps avant que mon ego m'emferme à mon tour à double tour.
Réprimant ma révolte, devant notre condition qu'on dite humaine,
Je prie pour qu'elle soit, que nous soyons un jour touchée par la grâce,
Pourquoi toute cette souffrance, cette souffrance que l'on se cause soi-même ? Est-nécessaire ?
Prisonniers d'une programmation et d'un complexe mental inextricable.
Pourtant la Paix, la Joie est si près de nous qu'on ne la voit pas, on ne voit pas qu'on nage dedans,
c'est pourtant notre vraie nature,
Mon Dieu, après toutes ces années de souffrances,
Donnez lui de voir, donnez-nous de voir !
Donnez-lui la Paix, donnez-nous la Paix !


Je ne me connais pas !
Un autre rêve est venu m'éclairer en cette nuit obscure.
J'étais amené, par un concours de circonstances inhabituelles, à entrer en contact avec différentes personnes résidant à deux pas seulement de chez moi, des personnes vraiment vivantes et intéressantes. Je les rencontrais pour la première fois. Comment avais-je pu ne jamais les rencontrer alors qu'ils étaient pourtant si près ? Comnent avais-je pu me priver d'une telle richesse ? Mystère !
En me rappelant que l'on ne rêve que de soi, j'ai remplacé tous ces voisins par des parties de moi-même que je ne connaisais pas, que je ne visite jamais, que je n'explore pas.
L'ego, dans sa recherche de sécurité et du plaisir nous amène à mener une vie vraiment petite, très limitée.
On marche toujours dans les sentiers battus, le connu.
L'inconnu, l'étranger fait bien trop peur. Peur de perdre les acquis, peur de l'inconnu..
Comme j'ai finalement très peu exploré la vie, que je me suis très peu exposé dans des situations diverses et nouvelles, aussi, je ne connais pas mes possibilités...
On pense se connaître, or on ne se connaît pas, ou si peu.
L'ego nous garde prisonnier dans une espace réduit, à mille lieux de nos possibilités.
Notre ego nous amène infailliblement à se fermer, à se limiter.
Même nos relations deviennent si compliquées avec l'ego qu'on en vient à préférer les éviter.
L'égo nous isole progressivement et de ce fait nous rend malheureux,
car c'est tout ce qui nous relie à soi et aux autres qui nous fait du bien.


Je ne m'aime pas !
Je pense m'aimer, j'en suis même certain.
J'aime les autres, c'est sûr, je fais tout ce qu'il faut.
Jusqu'à ce que, soudainement, un cauchemar m'éveille.
Surprise ! L'ego ne sait pas et ne peut pas aimer.
Je le savais un peu, intellectuellement, spirituellement.
Mais je ne l'avais jamais vu avec cette clarté, cette intensité !
Comment ai-je pu ne pas voir une telle évidence !
Un rêve m'a révélé ma dureté et mon égoïsme envers mes proches.
Mais comme on ne rêve que de soi et que les autres c'est encore soi,
mon attitude envers les autres me révèle surtout celle que j'ai envers moi-même.
Si l'amour, c'est donner du temps, prendre soin, écouter, être attentif... alors je n'aime pas, alors je ne m'aime pas.
Je n'ai pas le temps, mon ego a bien trop de projets et d'objectifs pour se perdre dans de telles futilités et enfantillages...
Laissons les adultes vaquer aux choses sérieuses.
Cet aveuglement laissant l'ego libre de m'utiliser, de me sur-exploiter,
pillant toutes mes énergies et ressources, me laissant sans Vie.
Pas le temps d'être malade, d'écouter ses malaises, l'ego fera tout pour pour masquer cette réalité. Que mes proches puissent être malades ! Je ne veux pas en entendre parler...
On est civilisé, on sait présenter une belle facade, mais
c'est bien la triste réalité...
Si je regarde autour de moi, tous ces êtres qui pensent s'aimer et bien vivre, et qui tout comme moi, vivent hantés par les mêmes démons.
Quelle tristesse de me voir, de voir mes enfants et les autres,
ne dispenser que si peu de temps à l'Amour,
trop occupés que nous sommes à se faire souffrir, à gagner de l'argent, à accumuler des biens ou à se perdre dans le plaisir, manoeuvré uniquement par nos peurs et désirs,
inconscient de l'importance de la Vie qui coule dans nos veines.
On est comme des absents face à la Vie, des "non-vivants".
Aimer, ce serait pourtant se donner un peu d'air frais
du temps pour respirer, pour être attentif à la Vie et s'en émerveiller.
L'Amour est aussi synonyme de J
oie de vivre.
Prenons le temps de s'ouvrir à l'Amour et à la Vie.
On en aurait tellement besoin !
Et ce monde aurait tellement besoin de nous !

Tout est déjà là !

Il est clair que je n'ai pas été touché par la Grâce, du moins pas de façon globale et entière. On est bien loin d'être un Éveillé, juste à se regarder vivre pour comprendre.
Ce qui n'empêche pas mon ego de rêver à l'Éveil ; mais si je regarde autour de moi, les chances de mourir autrement que comme tout le monde sont fort minces, aussi faibles que de gagner un million à la loto. Ce constat qui me laisse sans espoir, découragé.
Pendant ce temps, l'ego continue à renforcir ses positions en prenant des formes de plus en plus subtiles, dont la forme spirituelle, ou autrement en me faisant me sentir découragé et coupable, ou fuir mes sentiments négatifs dans diverses compulsions. Cela maintient son emprise et son empire bien en place. Et ma vie de souffrances et de misères continue.

L'Éveil : peu d'humains en sont touchés de façon globale et le vivent, les autres sentent l'appel mais ne sont touchés que partiellement, leur ego restant bien en selle. Toutefois, leur conscience grandira progressivement avec le temps et l'ego perdra peu à peu du terrain au profit de la Lumière.
Pourquoi vouloir plus ? Pourquoi vouloir être autrement que ce qu'on est ? On ne peut forcer l'évolution, on ne peut forcer une fleur à pousser et à s'épanouir ! Laissons la Vie faire son chemin, ne nous en mêlons pas, cela n'est pas de notre ressort. Laissons la Vie ou Dieu faire oeuvre. C'est encore l'ego qui rêve d'Illumination, de Réalisation, qui compare et mesure. La Vie n'a que faire de ces mots qui ne cadrent pas avec la Réalité. Entre temps, il faut bien vivre sa vie.

D'autant plus que si j'y regarde de près, je réalise tout à coup et sans l'ombre d'un doute, que l'Intelligence universelle est déjà en moi, quoi que je fasse ou quoi qu'en pense mon ego, peu importe que je sois pécheur ou miséreux... Et c'est bien réel, même évident... Cette prise de conscience subite me renverse et m'ouvre à de nouvelles perspectives de vie.
Je le vois, la preuve en est que cette Intelligence s'est manifestée régulièrement dans le passé, et encore aujourd'hui. Si je regarde intensément, je ne peux pas ne pas le voir. Et ce constat d'une importance capitale est accessible à tous.
En fait, je peux contacter cette Intelligence quand je veux, car elle est toujours présente en moi. Toujours disponible. Elle a toujours été présente depuis ma naissance et est présente aussi dans chaque être humain, à chaque fois que le mental fait silence. Elle n'est donc pas la pensée ou le mental ; c'est plutôt ce mental qui nous masque cette Vérité, en occupant tout l'espace-temps par ses incessantes ruminations.

Je vois aussi que je n'ai pas à être totalement réalisé pour y avoir accès et en bénéficier. Le seul travail à faire pour améliorer ma qualité de vie, c'est d'abord de constater sa présence d'une manière indubitable, de le réaliser, de l'observer, d'en prendre conscience. Ensuite, nous pourrions avoir le goût de lui donner un peu plus de temps, un peu comme on accorde du temps à un enfant qu'on aime, à son jardin et à ses fleurs.... Alors, pourquoi rêver à l'Intelligence quand on constate qu'elle est déjà en soi, qu'on possède déjà cette perle rare, si on peut dire. Cette autre Vérité devient aussi une évidence lorsqu'on en est saisi.
Il ne s'agit donc plus du "tout ou rien", être éveillé ou non, être réalisé ou non, mais de prendre conscience que l'Intelligence universelle est déjà en soi, et que c'est seulement la place qu'on lui accorde qui varie.
C'est divin de voir que l'on n'est pas ce petit être séparé, comme on le croyait, mais bien plutôt une ramification de l'Intelligence universelle, qu'on en soit conscient ou non.
C'est déjà là en moi... C'est incroyable... C'est pourtant réel, tangible... C'est merveilleux.. Je suis parti prenante de cette Intelligence... Je suis cette Intelligence... Je suis le Tout...
Et je ne suis rien de personnel...
Aussi, je respire mieux, me détend...
Le chant des oiseaux se fait entendre.
La joie si naturelle se manifeste.


Plus rien ni personne

Un vent froid soufflant constamment,
et balayant graduellement tout ce à quoi je tenais :
mon bel amour romantique,
ma maison et mon superbe jardin,
mes fantasmes et mes plaisirs,
mes désirs, ambitions, projets et espoirs,
mes liens, attaches et amis,
ma réputation et le respect que j'inspirais,
ravageant aussi mon corps, ma santé et ma jeunesse,
emportant même tous mes espoirs de sagesse.
Et ne me laissant devant rien.
Plus rien ni personne, le vide, le silence...
Curieusement, une brise encore inconnue se lève,
empreinte de fraîcheur, de paix et de liberté.
Le malheur a encore frappé pour mon plus grand bonheur !
Pourquoi faut-il avoir tout perdu ou presque
pour émerger de la nuit.


Leçon d'un clivia

Plante verte parmi des millions d'autres plantes vertes,
quelque part dans une forêt dense et peuplée,
un clivia quelconque se confond dans le paysage,
balançant joyeusement ses feuilles sous le vent.

Après maintes années dans sa verdure,
tout à coup, une fleur inespérée resplendit.
Une fleur d'une rare beauté, qui la surprend et la ravit.
Instant de grâce, parfum exquis des dieux.

Nous la voudrions éternelle, tellement elle est belle.
Mais rien ne sert de vouloir la retenir, car la nature suivra son cours.
Et ce qui nous semble éphémère vu dans son individualité,
se révélera éternel vu dans le paysage global.

Il est inutile pour l'homme de vouloir se démarquer ou de se vouloir constamment en fleurs...
Si la grâce nous est parfois donné, ne serait que de rares instants, tant mieux.
Si elle ne nous est pas donné, tant mieux, car elle n'est pas reposante et a de grandes exigences.
Et on peut toujours s'abreuver dans la nature et chez d'autres humains touchés par cette grâce.
Et ce que j'appelle les autres, c'est encore moi.

Je m'éteindrai

Je m'éteindrai bientôt, mon coeur toujours en pagaille, dans la misère et le désespoir.
Usé jusqu'à la corde par la souffrance, malmené jusqu'à la mort par les désirs et les peurs.
Je n'aurai impressionné personne, pas même moi-même.
Qu'il en soit ainsi et c'est bien ainsi.
Il cherchait la force, l'équilibre, la paix. Il n'aura rencontré que misères et petitesses.
Il sentait parfois l'infini qui l'habitait, qui l'appelait...
Infini qui dans sa douceur et grandeur a laissé toute la place au fini.
Au fini qui doit faire son chemin pour qu'un jour l'infini soit.

Je m'éteindrai bientôt, dans l'ombre de moi-même,
avec l'espoir que mes enfants continent la marche de la Paix  !


Il fut un temps

Il fut un temps où il n'y avait ni télé, ni ordi ou autres tueurs du temps.
Il fut un temps où on avait tout son temps.
Le temps pour soi à soi, le temps pour soi aux autres.

Il fut un temps où on avait le temps.
Le temps filant paisiblement
en se berçant doucement sous la véranda,
ou e
n marchant simplement à l'ombre des peupliers.
O
ù les oiseaux chantaient, où les étoiles brillaient.
Ce temps qu'on ne ressent plus, faute de temps.
Mais toujours présent au cœur de l'instant.


Il est mort le saint homme !

Une fois mort, on ne cesse de vanter ses multiples qualités, et avec raison !
Atteint d'une infirmité dès son enfance et par la suite de maladies chroniques fort douloureuses, il a beaucoup souffert. Toute une vie de souffrances.
Malgré cela, il n'a cessé de mener une vie vertueuse et de se dévouer pour les autres. Toute sa carrière fut dédiée à l'enseignement. Comme bénévole, il s'est illustré en fondant plusieurs clubs naturalistes pour jeunes. Il est aussi entré en prêtrise sur le tard de sa vie pour suppléer à la diminution des prêtres et aider les curés dans leurs fonctions. Sans parler de plusieurs autres oeuvres ou causes pour lesquelles il s'est dévoué.
Le bon Dieu lui avait donnés de beaux talents et beaucoup de charme. Il savait plaire et impressionner. Excellent professeur, très bon musicien, doté en plus d'une grande habilité physique et intellectuelle. Bon orateur, bon communicateur, beaucoup de charisme et de chaleur humaine. Un bel homme !
"C'était un saint homme" dirons ces bonnes dames !
On se souviendra de son côté soleil et c'est ça la beauté de la vie.

On ne verra pas, on n'aura jamais vu son côté sombre. Ses ombres et vulnérabilité bien cachées sous sa belle personnalité. Tout un pan de lui-même que nous n'aurons jamais eu la chance de découvrir. On aura connu de lui ce que son ego aimait et voulait bien nous dévoiler. Question de protéger son image, question aussi de survie naturelle dans ce temps où la morale était sans merci. Ce ne fut pas une question de courage puisque les choses n'auraient pu se passer autrement avec ce qu'il était et les moeurs du temps.
On ne saura jamais que c'était un pauvre homme grugé par le doute et la peur, paralysé par la culpabilité, hanté par des gestes posés dans des instants qu'il qualifie de faiblesses et par le sentiment que sa vie était ratée.
On ne saura pas que même dans la prêtrise, affecté par des guerres de pouvoir et des frictions personnelles, il n'a pu vraiment se rapprocher de Dieu comme il l'aurait aimé et que ce fut pour lui un échec douloureux.
On ne saura pas que son mariage tardif, avec une femme de classe et d'une grande finesse, a redoré son blason mais cachait aussi de sérieuses difficultés relationnelles, qu'il n'a en fait jamais assumé son homosexualité, toujours caché, toujours voilé, et qu'il a créé de la souffrance en toute inconscience.

Que l'homme, le vrai, se lève et se révèle enfin ! Nous verrons que c'était un homme de son temps, avec ses forces et ses limites, un homme qui voulait avant tout assurer sa survie et se faire aimer, comme nous tous finalement. Parfois un grand homme, parfois un pauvre homme. On n'a surtout pas à le juger, sinon le comprendre, puisque les choses n'auraient pu être autrement.
Pas encore un homme vrai, libre, pas un saint !
Mais sa vie fut un pas d'homme dans l'évolution des hommes, un jalon pour les autres hommes.

Et cela est sacré.


L'importance de la spiritualité
  On ne voit pas, ne réalise pas que la spiritualité peut réellement nous sortir de notre souffrance physique et morale et nous donner accès à la joie imperturbable.
  Dans notre recherche permanente du bonheur, on prend le plus souvent des moyens qui s'y opposent, en toute inconscience. Pourquoi? C'est que les choses les plus simples sont le plus difficile à comprendre et à intégrer pour un cerveau complexifié. S'il fallait qu'on réalise ne serait-ce qu'un instant jusqu'à quel point la spiritualité peut nous aider, on y investirait sûrement plus de temps et d'énergie.
  La spiritualité n'est pas religion. La revue "3º Millénaire" est un bel exemple de spiritualité libre et ouverte. Elle nous présente des gens de toutes origines, de parcours très différents et qui pourtant nous orientent tous dans la même direction.
  Signe que les gens portent peu d'intérêt à la spiritualité, cette superbe revue était en difficulté financière en 2008.


La réalisation repose aussi sur un corps et un mental sain.
  La réalisation ne passe pas seulement par une recherche et une évolution spirituelle. Elle repose d'abord sur un corps en santé et une psychologie ou personnalité équilibrée. On a parfois tendance à négliger les niveaux corporels et psychologiques dans notre cheminement spirituel. Il a pourtant fallu des millénaires d'évolution sur cette planète pour permettre l'avènement de ces merveilles que sont nos corps physiques et nos personnalités. Ils sont la cime de l'évolution sur terre. Mais plus la cime est haute et plus la base doit être forte.
  Sans un corps sain vivant dans un environnement sain et un mental bien ancré dans ce corps, la spiritualité ne pourra survenir à large échelle. C'est une évidence qu'on ne pourra faire rayonner son esprit et vraiment aider les autres si on n'a pas la santé ou qu'on est mort prématurément.
  Pourtant, bien des écoles spirituelles prêchent l'abnégation physique et la mort de l'ego, soit de la personnalité. Et elles n'ont pas tort et c'est là un paradoxe qui veut que le corps et le mental ne soient d'aucune aide pour accéder à la réalisation et qu'ils peuvent même constituer un empêchement. La preuve en est qu'on est le plus souvent touché par l'esprit seulement lorsqu'on est très malade, à bout de ressources, alors qu'il nous reste que très peu de temps à vivre et que la mort nous appelle.
  Il n'en demeure pas mois que même si le corps et l'esprit ne sont d'aucune aide pour notre réalisation, ils en sont les assises, la fondation. Il nous faut donc réapprendre à vivre en relation avec notre corps et notre mental pensant, soit les observer sans cesse de façon détachée pour apprendre à mieux connaître leurs rouages. Il ne s'agit plus de vouloir les contrôler, les dresser, mais simplement de les regarder avec amour et compréhension.

Pour l'instant, l'impact de l'esprit sur notre planète demeure faible ; la conscience et la lucidité ne sont le fait que de quelques hommes (dont plusieurs méconnus au Québec). Toutefois, le prochain siècle sera celui de la descente et de l'implantation de l'esprit sur une large échelle. Un homme nouveau naîtra, représentant un saut évolutif aussi important que celui survenu lors du passage du singe vers l'homme. Avec cette évolution, le corps et le mental ne seront plus ces dictateurs qui nous contrôlent et nous font souffrir. Il y aura une nouvelle conscience les surplombant. Il y aura enfin un vrai capitaine sur le navire, le corps et le mental ne seront plus laissés à eux-même.
 L'Intelligence sera alors à oeuvre et sa force sera incommensurable. Et nous serons surpris de découvrir que nos vies actuelles, même pour ceux qui se disent heureux, ne sont que petitesses et misères.